Un conte medieval qui se passe dans le charmant petit village de Bervery
Un conte medieval qui se passe dans le charmant petit village de Bervery

Bervery : il était une fois, un conte de Louaze

Pour une fois, Verberie ma Ville vous propose la lecture d’un joli petit conte sur la ville de Bervery. Il s’agit bien entendu d’une oeuvre de fiction. Toute ressemblance avec des personnes ou des situations existantes ou ayant existé ne saurait être que fortuite.

Il était une fois, dans un charmant village de Louaze, au doux nom de Bervery, un seigneur et sa dame qui gouvernaient sans partage. Entourés d’une foule de courtisans peu lettrés, ils pensaient que ces derniers leur assureraient un règne long et sans embûches.

Les Noudarle

Sir Chimel de Noudarle

Sir Chimel de Noudarle, était d’un naturel méfiant, presque maladif. On le surprenait souvent l’oreille collée aux portes des offices, un peu penaud de s’être fait prendre.

Attrapant souvent les pigeons voyageurs par une patte, il s’empressait de lire les messages qu’échangeaient ses vassaux. Il voulait tout savoir sur tout.

Voulant tout régenter, les servantes et servants du château devaient se plier à ses quatre volontés et également à celles de sa tendre moitié Dilione de Noudarle. Il faut dire qu’il avait fait les croisades et se sentait tout puissant. Intransigeant, mufle à l’occasion et versatile, il aimait à manipuler son monde.

Dilione de Noudarle

Dilione errait souvent dans le château avec son amie imaginaire « Géhune Idée ». Le manque d’instruction et des capacités intellectuelles limitées la rendaient souvent amère.

Elle avait sans cesse besoin de sa cour pour se rassurer : « Oh mais que c’est bien, comme vous êtes intelligente, quelle belle réussite ! ». Il s’agissait souvent de propos hypocrites dictés par un intérêt personnel. Mais la malheureuse ne s’en rendait pas compte. Ses loisirs étaient peu nombreux, alors, pour tuer le le temps, elle s’organisait des fêtes somptueuses au château et dans sa bourgade.

La cour

Peu de vassaux avaient survécu à la grande épidémie de peste cérébrale de début de règne. Il faut dire que les survivants, étant dépourvus de cerveau, n’avaient pas été atteints.

Le maître des comptes, Sir Tripou de Stefany, incapable de compter même avec un boulier, avait déjà, plusieurs fois fait frémir les finances du village.

Sir Roland Lairbaume, le fou du roi, s’était bien essayé à quelques blagues idiotes mais sans aucun succès.  Les autres vassaux, tels de pitoyables moutons, suivaient le gros du troupeau en baissant la tête. Un bien triste spectacle s’offrait donc aux villageois.

Le village

Dès potron-minet, le bruit des charrettes et des carrosses tirés par des chevaux et des bœufs mettait la population en éveil. Cette cacophonie durait jusqu’au crépuscule. Les villageois excédés avaient bien tenté d’en parler  à Sir Chimel de Noudarle mais la réponse était toujours la même : « Lors de mon prochain règne… ».

Le village avait perdu son âme à son arrivée. On l’avait surnommé « le bâtisseur » pour faire référence à un palais érigé soit-disant pour les anciens mais qui n’était qu’un Hôtel à Loyer Modeste de plus. Il avait bien tenté d’ériger des fabriques au milieu des marais avec des méthodes plus que douteuses, mais n’était pas parvenu à ses fins.

Les flagorneries

Sir Chimel et Dame Dilione de Nourdale, sentant les villageois mécontents, se pressèrent de paver ça et là quelques routes et quelques chemins. S’abaissant à rendre visite aux nécessiteux et autres manants, ils tentèrent de regagner leur confiance, si tant est qu’ils ne l’aient jamais eue.  Que ne feraient-ils pas pour garder leur trône ! Mais la révolte grondant, ils furent chassés du village.

Moralité : Rien ne sert d’estourbir le manant, car un jour  il finit par se réveiller.

Print Friendly, PDF & Email

A propos admin@60410

Voir aussi

Image du passé qui ne reviendra plus

Verberie : la victoire par procuration

Image du passé qui ne reviendra plus, symbole de la joie de vivre et de …

Un commentaire

  1. Bravo cela est dit !! Nous apprécions le style et sommes.en plein accord

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée.

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.